5 bons conseils pour réaliser une étiquette de vin efficace

L’étiquette de vin conçu sans boussole ni réflexion dans sa réalisation en amont est résolument obsolète. Les entreprises ayant une vision aguerrie du marché ont su réaliser ces supports mercatiques avec intelligence, et surtout, avec l’objectif de vendre le produit. Se concentrer sur l’aspect packaging est aussi important que le contenu dorénavant. Voici les 5 conseils qui vous aideront à réaliser THE label vecteur de chiffre d’affaires.

  • L’étiquette doit être votre meilleur vendeur

Une étiquette réussie déclenche l’acte d’achat. Oui le vin doit être de qualité. Oui le principal atout d’une bouteille est ce qu’il y a à l’intérieur. Mais un bon vin sans une étiquette qui se différentie de ses concurrents est comme un avion sans équipage. L’atterrissage économique n’est pas 100 % concluante. Il faut considérer la création d’un visuel comme une tâche clé. Bien que l’on se pense créatif, il est hasardeux de ne confier cette tâche qu’à soi-même ou à des proches non spécialistes du marketing. L’entre-soi et l’amateurisme a toutes les chances d’apporter un rendu des plus conventionnels, un « déjà vu » insipide ou une excentricité qui révulse ! Votre entreprise a besoin d’une machine à vendre en papier. Réfléchir à un nouveau design doit être comme se pencher sur un investissement matériel important. Prenez le temps de faire murir les idées. Respirez l’air du temps et observez les tendances. Observez les pratiques du marché. Testez les prototypes auprès d’un panel de consommateurs avant de vous lancer. Faites appel à un professionnel du commerce et marketing qui aura le recul pour vous aider dans les solutions les plus adaptées à votre situation.

  • La marque c’est son prénom !

Que ce soit un nom de domaine, de château, la désignation d’une parcelle ou l’expression emblématique utilisée par vos semblables, la nomination de « marque » doit être la base du message que vous souhaitez véhiculer. Le message est l’élément qui différencie un vin d’un autre. Il convient ainsi d’entreprendre une réflexion sur les spécificités uniques de votre entité viticole. Il est certain que vous possédez un vivier important d’histoires à raconter à vos clients (story telling). Le choix de la marque doit refléter l’histoire que vous aurez à conter à vos clients. Il est stratégiquement judicieux de se pencher sur de nouveaux noms de marque ne serait-ce que pour segmenter la gamme ou pour débusquer de nouvelles opportunités commerciales. La marque est la composante qui rend unique votre vin, elle personnifie votre travail. Il est donc primordial d’entreprendre une introspection des particularités de son entreprise pour faire émerger un terme qui fait sens pour vous et qui fera sens pour vos clients.

  • Option 1 : Vendez notre culture en vous positionnant « happy to choose »

La force du vignoble français s’explique par sa tradition viticole, ses paysages, ses bâtisses, ses terroirs, sa culture et son histoire. Au-delà du plaisir gustatif que le produit procure, la clientèle export achète français car elle recherche les représentations citées ci-dessus. Une étiquette efficace doit posséder les codes qui font la réussite de notre particularité nationale. Elégant, le visuel doit faire voyager par le visuel d’un territoire, un paysage, un bâtiment traditionnel type mas ou château. La création d’une étiquette réussie va au-delà de ce code graphique. La réalisation d’une étiquette « à la française » doit s’effectuer en se mettant à la place d’un consommateur étranger. Le consommateur belge ou japonais achète un vin positionné « happy to choose », qu’il sera heureux d’offrir à ses amis ou à lui-même. Il achète une partie de la France et de sa culture. La France est belle, élégante, sophistiquée. Le visuel, la texture du papier et l’ensemble des composants du packaging ont l’impérieuse nécessité d’être dans cette lignée pour déclencher la vente. Et ce malgré les surcoûts qui peuvent être, à priori, contraignant mais qui formera une adéquation commerciales fructueuse entre le contenu bien français et l’imaginaire que se font nos voisins de nous-même.

  • Option 2 : Vendez du raisin fermenté en appliquant le méthode « easy to drink »

Réussir est être à l’écoute des marchés et des tendances. Le consommateur a besoin de praticité. Comme pour l’achat d’un paquet de biscuits, le consommateur peut être à la recherche, sans se prendre la tête, d’un vin facile à appréhender par son style organoleptique autant que par le message véhiculé par l’étiquette. 80 % des consommateurs recherche dans l’achat vin une commodité.  Le vin doit être sympa à boire à un prix attractif. Les IGP avec cépages comblent ce besoin. Il est ainsi important de considérer ce segment dynamique. S’affranchir du cahier des charges de l’AOP n’est pas nécessaire pour autant. Il est tout à fait possible de conserver la qualité AOP pour créer un vin/concept positionné « easy to drink ». Le client qui achète un produit « easy to drink » est un consommateur en recherche de fluidité et de rapidité dans la décision. Il souhaite passer un temps limité dans le linéaire. Une étiquette codée « easy to drink » doit l’aider.

  • Le cépage, le repère incontournable

Le consommateur a besoin d’être éduqué. Les vins du nouveau monde montrent le chemin depuis l’évènement majeur de l’histoire viticole mondiale du XXème siècle : The Judgement of Paris. Faisant référence aux passionnés comme aux novices dans cet article, le cépage est le lien pédagogique qui fédère les nations viticoles entre elles et les clients friands de moments vinicoles. Apprenti ou sophistiqué, le raisin est la base du vin. Sa mention sur l’étiquette rassurera, éclairera, repoussera, attirera et, avant tout, guidera l’acheteur. Le cépage densifie le message tout le simplifiant. Le cépage impacte le style du vin, influence l’instant de consommation, détermine l’association avec les mets. Le cépage, information simple et riche, doit devenir la pierre angulaire de la communication packaging. Oui, sans excéder le bi-cépage, il faut apposer ces informations sur l’étiquette. Le vigneron ne peut qu’y gagner. Trop de cépages dans vos vins d’assemblages ? Voici une opportunité de segmentation de gamme !

En France comme à l’export, l’étiquette est déterminante. Il est avéré qu’il vaut toujours mieux déguster un vin dans un verre à pied avec une forme déterminée par son âge, son type ou son territoire. Il est maintenant obligatoire de penser le visuel papier comme un élément hautement stratégique. Votre entreprise et sa pérennité en dépend. Faites-vous accompagner par un professionnel vous aidera dans cette démarche. Il saura vous apporter recul, technicité, expérience et expertise et solutions.

2 réflexions sur “5 bons conseils pour réaliser une étiquette de vin efficace

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